Archives de l'auteur pour Distributeur de sourire
Allez voir ailleurs
Tu le vois mon majeur ?

Pas de parfum, pas de maquillage, pas de bracelets (sauf des montres) pas de colliers (sauf des talismans) pas de boucles d’oreilles, pas de bagues, pas d’autre tenue que celle de l’ecole, pas le droit d’avoir une jupe plus courte que la longueur réglementaire, pas le droit de replier les chaussettes (ca dévoile trop de mollet) pas le droit de sortir la chemise de la jupe, pas le droit de ne pas la boutonner jusqu’en haut, pas le droit de ne pas mettre de ceinture, pas le droit de se laisser pousser les ongles, pas le droit d’avoir les cheveux plus longs que les épaules, pas le droit d’avoir de coupe en dégradée, pas le droit d’avoir des mèches devant les yeux, pas le droit de se détacher les cheveux, pas le droit d’y porter un nœud ou un élastique d’une autre couleur que celle de l’ecole, pas le droit de se boucler ou de se teindre les cheveux, pas le droit de fumer, pas le droit de mâcher de chewing gum, pas le droit de de boire/de manger en marchant, pas le droit de s’assoir en tailleur (ca découvre les cuisses) pas le droit d’emporter des snacks ou des boissons hors de la cantine, pas le droit d’utiliser d’autre cahiers que ceux de l’ecole, pas le droit d’utiliser des autres chaussures que celles fournies par l’ecole, pas le droit d’utiliser d’autre sac que celui de l’ecole, pas le droit de ne pas saluer un prof quand on le croise, pas le droit de ne pas se mettre en rang le matin, pas le droit de ne pas chanter l’hymne national, pas le droit de ne pas faire la prière du matin (sauf pour les musulmans) pas le droit de ne pas chanter l’hymne de l’ecole du matin, pas le droit de ne pas donner quand il y a une collecte de dons, pas le droit de sortir de l’etablissement avant 15 heures (même si t’as plus cours) pas le droit d’avoir de relations plus qu’amicales dans l’enceinte de l’etablissement, pas le droit de désobéir, pas le droit de mettre en doute une parole de quelqu’un de plus âgé, pas le droit de répondre, pas le droit de donner son avis sur un sujet qui n’est pas estimé comme convenable et
pas le droit de dire du mal de son établissement.
– Mais tout le monde a fait sa lettre tu sais, tout le monde a eu ses sous.
Vous vous souvenez de la bourse ?
Est ce que je dois vous dire ou ils peuvent se la mettre ?
Fingertips
Cette photo est une horreur.
Oui, je sais, vous ne comprenez pas, vous trouvez même ca joli. Moi aussi je la trouve jolie. Mais ce qu’elle fait dessus me file des frissons d’angoisse. Je ne SUPPORTE PAS de sentir mes empreintes digitales frotter l’une contre l’autre. C’est une des raisons pour lesquelles je ne claque quasiment jamais les doigts et que ceux qui le font a cote de moi ont tendance a m’ennerver. Quand quelqu’un me tient la main, je fais bien attention a ce que le bout de mes doigts ne frottent jamais avec les leurs. C’est une chose qui m’horrifie tellement que si vous réussissez a me le faire pendant plus de 10 minutes je crois que ca pourrait me tuer.
Morning smile
J’aime internet. Même si c’est un engloutisseur de temps libre, un truc devenu anti productif, un endroit ou tu tournes en rond sur les mêmes sites et que souvent je me demande comment ces dizaines d’heures peuvent disparaitre aussi vite. J’aime internet parce que il suffit de quelques lolcats, un bon VDM et une vidéo pour avoir le sourire. J’aime internet mais ne cliquez pas sur le lien que je vais vous donner. Ne cliquez pas dessus.
Anchali
Aujourd’hui je n’ai pas eu cours. Par contre j’ai passé ma journée de 8 heures a 17 heures assise par terre, sur du béton, a même la poussière. Aujourd’hui j’ai eu 9 heures de bouddhisme.
Sachant que je respecte ce cours autant que je le déteste, mes deux heures par semaine me suffisaient deja largement. Ça fait partie d’un nouveau programme de l’état ; 15 ans d’études gratuites. Une arnaque pour que les gosses aient plus d’activités a la con, le plus souvent deux jours de suite, ce qui te bouffe une partie du vendredi soir et un samedi entier. Perso, je suis absolument contre, je préfère encore payer pour avoir mes week ends. Et vu le titre du programme je craignais le pire « Campus d’enseignement des valeurs, de la diplomatie, de la politesse et de la bonne citoyenneté » Oui ils appellent ca un campus, me demandez pas pourquoi.
On arrive dans la salle de spectacle, 500 élèves environs prennent place. 3 moines nous on fait nous assoir en rang, alignés au millimètre près. Ça doit être pour nous inculquer une notion de discipline. Discipline, dieu que je déteste ce mot. Je suis pas une méga grosse rebelle de la vie, mais j’ai toujours eu un peu de mal avec ce genre de choses. Je suis d’accord pour qu’il y ait une autorité, mais les crocs me démangent des que cette autorité nous regarde de haut. Ce qui n’etait pas le cas ici, c’est pour ca que j’ai survécu.
Quand j’ai vu des moines, j’ai tout de suite pensé qu’ils allaient nous faire faire 9 heures de méditation, genre a la fin de la journée la seule solution qu’il te restera c’est de te couper les jambes parce qu’elles sont mortes entre temps a force de rester en position du lotus. Vous comprenez, des moines diplômes de l’Universite la plus prestigieuse du pays, un genre de Harvard de chez nous, Doctorat de bouddhisme, nom de dieu. Ils doivent être un peu comme ces shaolins qui peuvent rester debout sur un pied sur un piquet en plein soleil. Le bouddhisme est une religion/philosophie cheloue qui prône l’élévation de soi par la force de l’esprit. Plus tu te détaches des choses, plus tu es proche du Nirvana (donc si on suit cette hypothèse, les comateux sont en Nirvana permanent) la force mentale doit l’emporter sur la douleur physique. Ouais mais nan, moi au bout de 5 minutes j’ai la bougeotte, alors 9 heures en lotus ca va pas être possible.
Je me suis plantée.
Ces mecs, ces supers moines diplômés, ils sont venus avec un laptop (lol. LAPTOP) et ont enseigné leur savoir en une sorte de one man show (a trois) On a passé plus de temps a rigoler qu’a prier. Et bien que j’avais quand même mal aux jambes, je me suis pas ennuyée. Entre deux power point (misère de mémère) ils nous ont fait jouer a Jacques a dit, mais version un peu hardcore. C’était pour la concentration.
On a réappris les bases, les différentes façons de faire un « Sawasdee » joindre les mains est un signe important pour les thaïs, c’est encré dans le culture tout ca. Les pouces près du front, c’est pour la prière, l’élévation de l’esprit blabla. Les pouces au niveau du nez, c’est pour saluer les parents, ceux qui t’ont donné le premier souffle. Les pouces au niveau de la bouche, c’est pour les personnes plus âgées, avec qui tu dois modérer les paroles. On nous as aussi appris le pouvoir du sourire. C’était pour la politesse.
Ensuite ils nous ont tous mélangés et on devait choisir une personne qu’on ne connait pas comme compagnon pour la journée, sur qui on devait veiller. On devait mémoriser nos noms, classe, et numéro de téléphone (j’ai pas confiance, j’ai donné celui de maman) J’ai eu une gentille musulmane, Aninnanah Yadi, et dieu merci elle m’a dit de l’appeler Nut. Assises l’une a cote de l’autre, en paire, on devait parfois se tourner vers son binôme pour le regarder dans les yeux, lui sourire, la prendre dans ses bras et lui dire a quel point elle était merveilleuse. Rien que ca. C’était pour la bonne citoyenneté. Je crois.
Ensuite, par des clips vidéos, des chansons, des jeux, des devinettes et autres contes de fripouille, ils nous ont appris a avoir confiance en nous. Quand on veut on peut, tout n’est que psychologique, beaucoup de choses qui nous font nous sentir bien ne sont que des placebos. Tout commence en nous. La ou il y a de la volonté, il y aura de la réussite, comme dit tout le temps maman. On nous enseigne la foi. Pas en un quelconque dieu, mais en nous même.
Ensuite on a aborde le sujet de l’amour et de l’adolescence. Chose que les parents considèrent comme incompatibles. Et la tout bascule, fini les images colorées pour illustrer le bon qu’il faut trouver en soi. Ils nous montrent des vidéos de gens qui se suicident en sautant du haut d’un immeuble, juste parce qu’ils ont le cœur brisé. Des articles de filles qui se sont fait violer par 12 mecs. Des photos d’orgies d’étudiants. Mais le plus marquant restera la superbe vidéo d’un avortement a l’ancienne, ou on voit un mec avec des gants de boucher racler l’utérus d’une femme avec une espèce de grosse cuillère tordue et aspirer les bouts avec une sorte de grosse seringue. On le voyait ensuite enfoncer une pince énorme pour essayer de choper un bout de bébé, un bras, un pied, n’importe quoi, pour le tirer et le faire sortir. A la fin ils filment le cadavre du bébé de six mois, tout formé deja, presque parfait s’il n’avait pas ses bras légèrement déboités. On voit aussi qu’il a perdu des doigts dans le pincage, on le retourne encore, pour bien montrer comme il était humain, avec son visage plein de sang, son tout petit nez. On ne filme pas le visage de la mère, juste son vagin, mais y a de grandes chances qu’elle ai une hémorragie interne ou un truc dans le genre a cause du grattage (non je ne ferai pas cette blague ignoble qui dit qu’elle n’a pas eu de chance au tirage non plus)
J’étais la seule fille a ne pas m’etre cachée les yeux pendant ces pénibles minutes. Et même si c’était horrible, je ne change toujours pas mon avis sur l’avortement.
On termine en beauté avec des images des gens atteints du sida, des femmes qui ressemblent a des monstres, leurs tête restant grosse mais le corps rétrécit a la taille de petits singes. C’est a la fois fascinant et très perturbant. Mais pas plus que des gosses séropositifs avec leur peau qui se décolle de partout, englués dans leur lit parce que bouger ca serait se voir partir en lambeaux.
Les autres étaient choqués, poussaient des “eurk” et des “oh putain” Moi j’ai trouvé ca vraiment très beau. Je veux dire, la démarche de montrer ces images, c’est admirable. Dans ce pays il y a tellement de censure, de scènes de nus coupées au montage, de tabous, de on parle pas de sexe c’est mal que les gosses ne savent absolument rien. Et montrer des vraies images, des choses bien horribles, c’est peut être le moyen le plus efficace de marquer les esprits.
On a finit la journée en priant et en méditant pendant quelques minutes. C’était un silence incroyable. Demain c’est reparti pour 9 heures encore.
EDIT : Ce que je vais raconter dans la suite ne concernera que très peu le sujet principal de l’article. J’ai un besoin de cracher un peu de poison avant que ca me bouffe entièrement.
bikini bottom hero
Vu sur le tableau de bord de mon tumblr. Je l’ai pas reblog la bas mais ici, parce que Bob me manque (je regardais les deux épisodes sur Teletoon. Et après j’allais les revoir une heure après sur Teletoon +1) et que oui, je sais ce qui se passe dans la scène, je sais exactement ce qu’il dit a ce moment précis.
Serial tartineuse de crème/lait pour le corps cherche âme charitable voulant bien me faire parvenir un stock de ceci par avion. En échange vous aurez ma reconnaissance éternelle (ou du moins jusqu’a la prochaine bouteille)
Il me reste plus qu’une demi bouteille de lait, je sais pas combien de temps je vais tenir >_<
Blabla
- Mais quand tu penses, tu le fais en quelle langue ?
L’année dernière, dans le salon. Mon père remarque que je tend l’oreille pour écouter maman qui discute avec Nany dans la cuisine (on a une maison avec très peu de murs) et en même temps continuer d’argumenter avec lui mon avis sur un sujet quelconque.
Il me pose la question et moi j’adore quand il y a un peu d’admiration dans ses yeux, j’adore quand il pense que j’ai le don incroyable d’etre trilingue. C’est a la fois flatteur et ridicule, parce que maintenant tout le monde peut être trilingue, regardez les p’tit suisses.
Je souris et lui dis que ca dépend, mais la plupart du temps je pense en français. Il me demande pourquoi cette préférence, pourquoi pas ma langue maternelle. Je lui dis que c’est parce que je trouve que le français est une très belle langue, a la fois riche et emmerdante.
J’aime le français pour ses conjugaisons, ses invariables, ses règles, ses exceptions, et tout les coups de putes grammaticaux qu’elle peut t’infliger. J’adorais les exercices qu’on nous faisait faire dans le bled ou la balle en CM2, j’adorais faire des fautes quand j’ecrivais des trucs simples mais avoir la note maximale en dictée.
La différence entre le français et le thaï,c’est que la première est une merveille pour l’écriture et que la seconde est juste insupportable a lire. Un exemple qui me froisse très souvent : les répétitions. Au collège, ma prof nous faisait faire des rédactions d’une copie double et si elle trouvait des répétitions elle les entourait et les reliait entre elles sur les deux pages. Cette prof est folle, et c’est un peu pour ca que je me suis inscrite a ses cours de latin. J’apprenais la racine d’une langue mourante avec une langue deja morte. C’est un peu comme demander a ta mamie de te parler de ses parents ; c’est super enrichissant. Tu te rends compte qu’en français on a quinze mots pour remplacer un seul, avec le but de faire quelque chose de fin, d’agréable a lire. En thaï c’est tout le contraire, un mot pour un mot au mieux et un mot pour 300 au pire.
Exemple : « ban dai » ca veut aussi bien dire « echelle » que « escaliers » que « escabot » que « escalator » c’est juste la notion de monter, après tu te démerdes pour savoir comme tu montes.
En thaï, on se contrefous des répétitions, tu peux écrire quinze mille fois le même mot, ca passera sans problème. C’est la principale raison pour laquelle je ne supporte plus de lire des textes en thaï (ca et le fait que tout les mots sont collés ensemble alafincestvraimenttresfatiguantpourlesyeuxetlecerveau) Pour eux c’est naturel, ca ne dérange personne et au final c’est de ma faute a moi si j’arrive pas a lire mes cours ; je suis trop attachée aux règles de français. J’ai horreur des répétitions, alors que eux c’est limite une règle pour qualifier les choses.
Exemple : « cette route est longue » un thaï va dire « Cette route est longue longue » En insistant sur l’adjectif, en le répétant, on le rend plus fort, plus conséquent, comme pour te dire que bordel j’te dis que c’est long tu comprends pas je te le répète. Imaginez ce que ca donne pour « Je voudrais bien une nouvelle coupe de cheveux jolie et tendance » Calculez une répétition par adjectif et vous saurez pourquoi je ne lis plus de magazines.
Heureusement, a l’oral ca c’est un peu moins agaçant, et quelques fois vous pouvez même discerner sous ces tics beaucoup plus qu’une vérité. A l’intonation, a la façon de finir la phrase, au choix du mot a répéter, on devine plein de choses, et pour dire vrai je passe plus de temps a observer ca qu’a les écouter vraiment.
Exemple : un thaï vous raconte une histoire et vous lui demandez si c’est vrai « Jing ?» il vous répondra « Jing jing ! » au lieu de vous dire un simple oui. Vous pouvez donc être sur que son histoire est fausse. Tout comme en français on a des variantes de « j’te jure » ou de « la vie de ma mère » pour ponctuer un récit plus ou moins exagéré.
On retrouve aussi ce même principe de répétition complètement inutile en chinois, mais en plus, avec les verbes. Ce qui donne les Ting tings.
La première chose que m’a apprise mon prof de thaï (a part des poèmes ignobles qui datent de mille ans dont tu ne comprends aucun mot) c’est que notre langue est une langue musicale. Avec cinq accents differents dans ta gueule, tu peux que le croire.
Exemple : si je vous écrit « Khai » vous le lirez « Khai » mais selon votre intonation ca donnera soit « Œuf » soit « Fièvre » soit « Ouvrir avec une clé » C’est pour ca que les touristes se font envoyer a l’epicerie quand ils veulent acheter de l’aspirine.
J’ai la chance (et le malheur) d’avoir une maman très bavarde, ce qui fait que je n’ai jamais perdu cette faculté auditive, même en France. Sinon je vous dis pas comment j’aurai galéré ici, dans le sud, ou les gens on un putain d’accent et déforme tout les mots comme ils le veulent, les remplacent ou crée des nouveaux et ponctuent les phrases de jurons (oui comme les marseillais)
Mais je vais pas dire que du mal, si je me suis donnée autant de mal a apprendre cette langue c’est pas seulement parce que c’est une partie de « l’héritage culturel de maman » comme disait l’autre. Si le français est une langue littéraire, le thaï est une langue très orale, qui fait qu’elle est magnifique quand elle est parlée.
Exemple : quand vous lisez « se blottir, se lover » vous avez tout de suite une sensation qui vient, quelque chose d’agreable. En thai plein de mots on rapport avec les sens, on dirait qu’ils ont etes crees par rapport a ce que tu dois ressentir une fois dits ou entendus.
Mais plus que ca, plus que tout, ce que j’aime c’est que c’est une langue affectueuse. Il y a des « na » qui terminent des phrases pour marquer une petit « s’il te plait » tout mignon. Il y a des « ja » qui veulent dire « oui » mais en plus tendre. Quand tu aborde quelqu’un dans la rue, selon son age, tu vas soit l’appeller « grand frère » soit « mon oncle » mais jamais, jamais « monsieur » Il y a une myriade de mots pour designer ce que représente chaque personne pour toi. Encore des exemples : comme je suis la plus âgée de ma classe, j’appelle tout mes camarades « mes enfants » je suis pas matriarche pour rien. Un femme appellera son mari « phi » parce que pour elle il est aussi son grand frère. Ma Nany m’appelait toujours « nou-Jenny » c’est un peu comme le « -chan » en jap. Autant de marques d’affection qui se transmettent dans les mots de tout les jours, dans chaque dialogue, et c’est un joli contraste quand on sait qu’ils sont trop pudiques pour dire des vrais « je t’aime »
J’ai pas expliqué tout ca a mon père, j’avais pas envie de partager ca avec lui. Déjà parce que je lui en veux pour plein de choses(le priver d’un peu de moi alors qu’il me connait a peine c’est ma seule arme) mais aussi parce que lui il aime la Thaïlande, moi pas. Je suis née ici mais c’est en France que j’ai grandi, que je me suis construite. L’excuse officielle de mon retour, de ma présence ici, c’etait pour récupérer le thaï écrit. Mais c’est pas vrai. Si j’avais eu le choix je n’aurai jamais choisi faire mes années de lycée sans mes amis. Je n’ai jamais accepté le fait qu’on me brise pour que je me reconstruise plus forte qu’avant. Je suis peut être reconnaissante mais je leur en voudrai toujours au fond. Même si aujourd’hui, le défi est relevé. Je sais lire et écrire parfaitement le thaï. Son alphabet a la con, ses 44 consonnes et ses 8 voyelles, ses mots formes de façon absurde, ses milliards de caractères collés les uns aux autres sans aucune ponctuation, je les ais maîtrises au prix de 3-4 mois d’etat larvaire, a réviser et pleurer sur mes bouquins dans ma chambre.
C’etait soit se taillader les veines soit réussir. J’etais reçue dans 3 écoles. J’ai fait mes 3 ans. Dans 3 mois je suis loin d’ici. Renaitre encore une fois.
Avoir réussi sans aucune aide, en étant seule ici, ca a fait que pour moi le thaï est ma plus grande victoire. Mais je l’associerai toujours a une période horrible de ma vie, c’est pour ca que je pense, je rêve, et je parle en français. Le français aura toujours le dessus.
Chob mai
Aujourd’hui, avant que j’oublie (et aussi parce que je supportais plus cette photo de larves de fourmis mais qu’est ce qui m’a pris a poster un truc pareil) je vous link des galeries deviantArt, ca faisait longtemps.
Un artiste thaïlandais qui fait tout plein de couleurs que c’est super cool en wallpaper.
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Quelqu’un qui aime bien faire des photos mais que sous l’eau.
Et un autre artiste que j’aime beaucoup, même si la galerie comporte beaucoup de planches plutôt que des dessins uniques. En tout cas j’adore son style gothic-manga.

Red Invasion
De toutes les bestioles qui peuplent ma maison, les fourmis sont les plus supportables. J’en trouve même dans mon lit des fois, mais bon tant qu’elles ne vont pas dans ma bouffe et que j’en mange pas tout va bien (ca a vraiment un gout horrible) Sauf que celles la c’est des grosses, grosses fourmis rouges. Et si elles te chopent tu souffres. Beaucoup.
Ça fait partie de l’un des points négatifs a vivre dans un pays tropical, on rencontre beaucoup de bestioles. Peut être que la prochaine fois je vous montrerai un combat de geckos sur le plafond si j’arrive a en filmer un.
EDIT : Mon p’ti *roar* m’a donné des nouvelles photos, et du coup je peux vous montrer ce qui se passe quand on laisse une maison vide pendant plus de 3 jours.

Oui, ce sont les mêmes fourmis rouges, et oui, ce sont bien leurs larves qu’elles ont déménagées avec elles. Le titre de cet article prend tout son sens.















Ils ont parlé et j'ai même des preuves